L’épisode du cheval de Troie est l’un des mythes fondateurs de l’Occident. Souvent revisité et réinterprété, il est une évocation des civilisations qui se battent pour leur survie, ou qui périssent de l’intérieur, par leur propre manquement.

Par séduction politique

Et pourtant, la crainte génère la censure. Nous n'osons plus employer certains mots pour « nommer » ce qui est et « dénoncer », par peur de la polémique politique ou de la menace réelle. Gangrenée par l’islamisme, martyrisée par le terrorisme, marquée au fer rouge par une haine des juifs ravivée, abîmée dans ses valeurs, il y a quelque chose de pourri en Europe. Et les islamo-gauchistes, autoproclamés sauveurs des « minorités opprimées » honorent grassement les fossoyeurs de nos démocraties. Le point de non-retour n’est plus loin d’être atteint. Encore une marche ou deux dans l’escalade et ils seront les maîtres. Peut-être même un seuil a-t-il déjà été franchi.

L’histoire d’un renoncement

Le livre « Histoire de l’islamisation française, 1979-2019 » a l’immense vertu de raconter l’histoire de cette conquête et celle de notre soumission. Depuis la nuit des temps, les guerres de religion ont certes été légion. « Mais, depuis la fin des années soixante et l’arrivée en métropole d’une immigration musulmane de plus en plus importante, un changement majeur s’est produit : l’islam ne fait plus seulement valoir ses revendications au-delà des frontières, mais au cœur de l’hexagone ». Préceptes vestimentaires et alimentaires, place de la religion à l’école, dans l’entreprise et dans l’administration, statut de la femme, l’érosion est puissante et ne cède rien. La surreprésentation de l'islam dans certains quartiers est aujourd’hui considérée comme normale. Certains groupes démographiques ont même déjà dépassé le point de non-retour dans les statistiques. Et ce constat ne se limite pas à la France, pour ne citer que la Belgique en exemple similaire.

Nos élites ont trahi la démocratie

On devine que les multiculturalistes de tous bord et leurs discours diversitaires, s’ils doivent en dire quelque chose, se contenteront rituellement d’’accuser les (de plus en plus rares) courageux dénonciateurs d’islamophobie. Or, le phénomène ne peut se réduire à une « réaction » sociétale à un taux de chômage élevé, à un « racisme systémique » ou à des « injustices » passées ou présentes. Mais, que savent-ils faire d’autre ?

Entretemps, l’histoire avance inexorablement sous nos yeux effarés. La confiance du corps social en ses élites s’affaiblit. L’homogénéité de notre héritage culturel se fissure de partout. Sur quoi se cristallise les frustrations légitimes ? Sur un islam ressenti comme trop invasif et une immigration jugée excessive. De côte à côte, les Occidentaux se retrouvent face à face. 

Quant à nos élites, qu’ont-elles fait pour défendre notre bien commun ? Coupablement intéressées, pratiquement rien. C’est le grand abandon. Il existe bel et bien une préférence des élites pour l'islam, au détriment de la laïcité. Terrible constat : ce n'est pas seulement l'islam qui empêche aujourd'hui la cohésion de nos peuples. Les politiques ont trahi nos valeurs démocratiques. Ils sont les premiers à ne plus vouloir faire « nation ».