Les élections du 9 juin 2024 seront très importantes à tous les niveaux de pouvoir. 

Hélas, on va voter pour trois scrutins le même jour : européen, fédéral et régional.  Les enjeux sont très différents d’un niveau de pouvoir à l’autre.

Immigration, climat, élargissement, liberté d’expression au niveau européen. 

Mobilité, économie et emploi au niveau régional. 

Dette, déficit, emploi et  réforme de l’Etat dans un Etat fédéral qui fonctionne de moins en moins bien.

… Avec, à chacun de ces niveaux, des majorités différentes qui rendent encore moins lisible la politique belge.

Nous avons voté pour un de ces scrutins dix fois en 20 ans, de 1999 à 2019 !
C’était beaucoup trop pour les électeurs, comme pour les partis et la candidats, souvent obligés de se présenter dans le seul but d’apporter des voix à la liste du parti. Mais une seule élection tous les cinq ans, c’est trop peu pour permettre de débattre des choix importants.

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Pas de débat sur l’immigration depuis 1995

Comme à l’accoutumée, la politique migratoire sera à peine débattue.  La proposition de la N-VA d’un moratoire sur l’asile sera à peine évoquée. En Wallonie et à Bruxelles, depuis la mort de Jean Gol en 1995 (NDLR. Le président du PRL, le prédécesseur du MR),  il n’y a jamais eu de débats sur l’immigration lors des campagnes électorales. 

À Bruxelles, la gauche est passé de 34 à 54%

Pendant ces 30 ans, la composition de la population belge a pourtant bien changé, sans qu’on lui demande jamais son avis ! Fruit de ces évolutions démographiques, les trois partis clairement de gauche (PS, PTB et Ecolo) sont passés sur la même période de 34 à 54% du corps électoral.  Et oui, les « nouveaux Belges » votent surtout à gauche. Le PRL/MR n’y a pas pensé lorsqu’il a approuvé dans l’enthousiasme la snel-Belgwet (devenir rapidement belge) en l’an 2000.  Face à ces évolutions de fond, on peut légitimement s’interroger sur l’utilité d’un vote de moins en moins utile.

Sortie de nucléaire en 2025 ! 

Cette fois, il y aura peut-être des débats sur le nucléaire puisque la guerre en Ukraine a imposé le thème. On se rappellera qu’en 2019, MR, Cdh, PS, Ecolo, PTB étaient tous d’accord pour sortir du nucléaire…en 2025.

Gouverner, c’est prévoir dit l’adage…