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Le syndicalisme est apparu au 19ème siècle, suite à des révoltes violentes de la classe ouvrière dans un contexte de libéralisation économique interdisant les mouvements de défense des droits des travailleurs. A l’époque, les travailleurs étaient réellement opprimés, et les mouvements syndicaux avaient tout leur sens. En Belgique, c’est en 1857 dans l’industrie textile gantoise que se crée le premier syndicat, dont les leaders créeront 20 ans plus tard le Parti ouvrier belge, ancêtre du PS actuel. L’aile libérale du syndicat créera le mouvement syndical libéral et l’Eglise, consciente que le suffrage universel va diversifier le type d’électeurs, soutiendra la création d’un syndicat catholique afin de séduire des électeurs de la classe populaire. Les syndicats et le monde politique sont donc dès l’origine, intimement liés.

Les délégués syndicaux dépensent un temps et une énergie folle

à bloquer tout et n’importe quoi

 

Aujourd’hui, la présence syndicale est massive dans le service public et dans les très grandes entreprises privées. Dans les deux cas, leur mission initiale, de protéger le travailleur opprimé, a perdu de son sens. Les délégués syndicaux dépensent un temps et une énergie folle à bloquer tout et n’importe quoi pour justifier leur existence. Qualité des sandwiches, du papier toilettes, et recherche perpétuelle de permettre aux employés de travailler moins en ayant plus de primes et de ne jamais subir de conséquences à leur manquements éventuels. Dans le service public et les grandes entreprises industrielle, on en arrive à des situations dans lesquelles, que vous travailliez ou pas, que vous répondiez aux attentes de votre fonction ou pas, vous êtes protégé et il n’est pas question d’envisager de mettre fin à votre contrat. Ironie du sort pour ces Zorro en fauteuil, ils sont presque parvenus à exterminer la création de contrats à durée indéterminée puisque ceux-ci sont pour l’employeur l’équivalent d’une condamnation à perpétuité.

 

150 employés de Total France sont parvenus à bloquer tout le pays pendant des semaines. Le licenciement d’employés fraudeurs d’Electrabel est en passe de créer des grèves et donc des pénuries d’électricité. Les TEC sont à l’arrêt à répétition, empêchant des milliers de personnes d’aller travailler. 

 

Les exemples sont nombreux et les réactions politiques inversement proportionnelles. De peur de perdre quelques électeurs, aucun dirigeant n’ose réellement critiquer les syndicats, ni remettre en question leurs actions. Pourtant, le dialogue social tel qu’il est aujourd’hui institutionnalisé, permet à quelques militants radicaux de bloquer tout un pays dans le but d’obtenir des avantages qui ne profitent qu’à des gens déjà très bien protégés.

 

 

Ergotine