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MARY SAINTE NITOUCHE

La presse néerlandophone l’an-nonce à présent, bien après que Pan vous l’ait pourtant confié : Sven Mary n’assumera pas la défense de Salah Abdeslam en France sur les attentats de Paris du 3 novembre 2015. Le procès débutera ce 8 septembre. Et la grande presse d’en faire grand cas. Il aurait prétendument décidé cela, ce mois d’août en vacances en Espagne. Une décision qu’il aurait bien soupesée … Sauf que pour le principal intéressé, il n’en était à ce moment déjà plus question. Nous vous avions informé dès le début de l’été de la succession du dossier par l’avocate française Olivia Ronen, ancienne secrétaire de la Conférence et ex-collaboratrice de Me Thierry Lévy. Elle constituait, seule, son équipe. Elle sera adjointe par son confrère Martin Vettes. 


Me Mary fera en tous cas l’économie du sacrifice des 8 mois annoncés de procédure. « La finale de la champions league pour un pénaliste », assène d’emblée et sans retenue le ténor. Et de se lancer dans des explications d’ordre privé, certes parfaitement légitimes mais qui laissent perplexe par leur publicité. Nous apprenant que lorsqu’il a annoncé à sa fille Louisa, 12 ans, qu’il n’irait pas à Paris, elle lui a sauté au cou. « Noa aussi est content ». L’angoisse de ses enfants chaque fois que quelqu’un sonne à la porte est certainement réelle et justifierait le portrait d’un avocat dont le métier a rendu la vie impossible. Sans doute pas l’épanchement sur la fin d’un mandat. L’explication de la chute du cabinet (à Paris, les avocats belges savaient qu’ils ne pourraient bénéficier des indemnités du pro deo) était assurément plus judicieuse. L’acteur est habile. Il en appelle son « client » à ne pas l’oublier pour le procès des attentats belges quand Abdeslam était déjà en prison à Bruges. Car … ses enfants auront grandi (et il y aura des indemnités). Il tient encore expressément à faire savoir qu’il a renoncé à s’assoir pendant des mois dans tous les grands studios de télévision de France et de Navarre. « Mon ego a été assez servi ces 25 dernières années ». Une figure de style ? Oui : on l’appelle antiphrase.  

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