Article de la semaine
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CES CLUBS AMATEURS 
QUI RÊVENT DE NOUVEAUX STADES

 

Elles n’évoluent qu’au troisième ou au quatrième échelon du football national belge. Pourtant, certaines équipes amateures caressent le rêve de construire un nouveau stade sur leurs terres d’ici les prochaines années. Aux quatre coins de la Wallonie, des projets d’enceintes sportives fleurissent, entre utopie et réalité.
 

À la mi-mai, la RAAL répondait à l’appel à projet de la Ville de La Louvière pour la construction d’un nouveau stade (au financement exclusivement privé), à côté du vétuste Tivoli, qui vibrait encore au rythme de la première division il y a moins de quinze ans. 

 

LA LOUVIÈRE 

Un peu comme le RFC Liège, qui retrouve peu à peu de sa superbe en troisième division, La Louvière ambitionne de revoir le football professionnel d’ici cinq à dix ans. Seulement, pour les Louviérois, ce rêve est inaccessible dans l’antre actuel, un stade désuet qui prend parfaitement à contre-pied le projet innovant de Salvatore Curaba, businessman, ex-footballeur et président de la Royale Association Athlétique Louviéroise depuis 2017.

 

Si La Louvière et Liège ont des projets concrets dans les cartons, d’autres clubs wallons semblent prêts à les imiter, du moins en surface. Il y a quelques mois, l’Olympic de Charleroi apprenait que la Neuville, son temple actuel, ne répondait pas aux normes en vigueur chez les pros. Les Dogues, sportivement ambitieux à l’idée de rejoindre la D1B (l’équivalent belge de la D2), sont condamnés à stagner en N1 (le petit nom donné à notre D3).  

 

 

OLYMPIC DE CHARLEROI 

Pas de miracle : pour grandir, l’Olympic doit soit envisager des travaux hors de prix, soit demander de l’aide à la Ville de Charleroi, propriétaire des lieux. La solution est toute trouvée et elle ne plaira pas aux plus fidèles de la Neuville. Si les Dogues étaient un jour amenés à évoluer un cran plus haut, ils déménageraient au stade du Pays de Charleroi, qu’ils partageraient avec le Sporting de Charleroi. 
C’est ça ou stagner à tout jamais dans les tréfonds du football belge. L’accord existe entre l’administration communale et la direction olympienne. 

 

 

FRANCS BORAINS

L’autre projet qui n’a pas encore fuité, c’est la nouvelle infrastructure de Georges-Louis Bouchez. Le président du MR, également big boss des Francs Borains, a dévoilé l’an dernier un projet de rénovation du vieux stade de Boussu-Bois. Seulement, cette piste pourrait rester au stade d’idée et être remplacée par un projet de tout nouveau stade, sur le territoire de Mons-Borinage. 

 

Quand on connaît la rivalité historique qui existe entre les clubs de Mons (en plus soutenu par le bourgmestre PS de la Ville, Nicolas Martin, rival de GLB) et des Francs Borains, on comprend mieux l’enjeu d’un nouveau stade qui serait initié par l’actuel patron du Mouvement Réformateur. Un complexe sportif dont il rêvait déjà il y a quelques années, à une époque où les deux clubs ennemis étaient, sportivement et financièrement, à l’agonie.                                       

  B.V.

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