Article de la semaine
179916531_6237917083957_2568399704807997
Palais.jpg

NOS ROBINS SONT VERNIS

Ils se plaignent parfois nos robins. A découvrir les frasques qui se passent à deux pas, chez leurs voisins, ils pourraient pourtant être vernis. Tenez par exemple l’avocat devenu en un an et demi la « star » en France à la TV et sur les réseaux sociaux : j’ai nommé l’excité d’outre barreau de Quiévrain, Fabrice Di Vizio. Avocat spécialiste du droit de la santé selon lui et activiste auto-proclamé de la contestation covidienne. Un pote à Raoult mais la blouse en noir. Ce membre d’une profession très honorable avait tout de même été condamné à 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession (avec sursis) pour ce qui serait considéré comme vétilles ici. Essentiellement le reproche d’un petit courriel odorant de rappel à l’ordre des collaborateurs de son cabinet : « Merde, merde, merde, bordel. Je me fais chier (…). Je vous ai demandé de réagir à un texte sur cette putain de question : où elle est votre réaction, putain ?!!! ». Il avait pris même 18 mois fermes en premier examen de son affaire. A ce compte à Bruxelles, Roland Forestini (« the survivor ») serait en détention. Autre actualité : cette robine, surprise en plein ébats sexuels avec un détenu dans une prison de Charente Maritime. Si le parquet de la République a décidé de ne pas poursuivre, sa bâtonnière a initié une enquête disciplinaire avec sérieux et célérité. A Charleroi par contre, une avocate et le substitut du Procureur du Roi qui entretenaient régulièrement des relations intimes sur les dossiers d’un stagiaire avaient bénéficié d’un non-lieu pénal. Ce magistrat étant même défendu par sa hiérarchie. Que du bonheur.                                                                                                                            
 

 

 ILS VEULENT DU BÂTON

Puisqu’il faut bien en parler, malgré l’indifférence générale du Robin land, parlons-en. En 2022, le grand chef du Barreau de Bruxelles deviendra le chéri de ces dames : Emmanuel Plasschaert. Et un(e) successeur(e) devra bien lui être trouvé. Une élection, sans doute désaffectée, se tiendra en juin. La fonction est la plus prestigieuse (article élogieux de Julien Balboni assuré dans l’Echo et même d’une « grenade » de la RTBF si c’est une femme). Et elle est bien rémunérée. Elle appelle donc heureusement tou-jours ses vocations. Les premières, officiellement au nombre de deux, se sont tôt fait connaître. Tôt, très tôt, trop tôt, Isabelle Ekierman est sortie du lot. Singulièrement, par une annonce et un sondage, par mail et sur un banal profil dédié Facebook. A part Yves-Bernard Debie, dont c’est un passe-temps, pas grand monde n’avait vu cette page dans un premier temps et ne l’avait likée. Il faut dire que chez les jeunes réseauteurs, personne ne connaissait cette robine, qui fut mieux connue dans les années 90même si elliptique et plutôt fermée. Pourtant, assez rapidement, notre candidate de choc a cru pouvoir annoncer le remplissage de son sondage par … des centaines d’avocats. Ce qui paradoxalement a paru douteux. Y a-t-il un huissier dans la salle ? Les motivations de cette spécialiste de l’architecture (elle en est même diplômée !) et du droit immobilier ont le mérite d’être affichées. D’abord sauver le palais et y réaffecter les tribunaux. En ce qui concerne l’espoir de retrouver le vénérable monument en pôle central et multidisciplinaire comme avant, il n’y a cependant aucune chance. Et un bâtonnier, fût-il locataire, n’a aucune prise sur la décision : un coup dans l’eau. D’autres annonces restent impénétrables : « des cotisations équilibrées » ou « un mentor de plus pour les stagiaires », … Kesaco ? Bref, pas un programme. La cerise qui a fait s’esbaudir les premiers chevaliers du palais consultés étant la revendication de créer une crèche dans un des lieux de justice. Raisonnable, prioritaire ? Le comité de soutien actuellement en voie de constitution va permettre de mesurer sous peu le plan de bataille et de compter les forces. L’autre fanfaron n’est autre que l’ineffable Benoît Lemal. Marc Dal (pressenti et susceptible d’écraser toute concurrence) attendant son tour pour cette fois, l’ancien président toujours fringuant du Jeune Barreau tente donc sa chance. « Oui, la rumeur était fondée » a lancé Artaban. Le ton plastronneur est donné. Et pourquoi ? Parce que « passionnément avocat ». A ce stade, cela ne suffira pas. Me Lemal compte dès lors sur ses copains, qui se tâtent, et (beaucoup) sur l’humour. Enfin, son humour. Pas de programme encore mais, surprise du chef : y’aura « de l’humilité ». Un nouveau Lemal est arrivé ?        

 

Robin Dubois

PAN20210519_Dirk.jpg