Un effet rétroactif attendu

En 2017, tant la commission d’enquête parlementaire que l’association Life4Brussels, avaient tiré la sonnette d’alarme quant à la complexité des procédures, la difficulté pour les victimes d’être informées de leurs droits, la nécessité d’une intervention législative et la création d’un guichet unique d’information, pour les victimes du 22 mars 2016. Le procès d’Assises a donné raison à ces inquiétudes.

Avec la médiatisation du procès, de nombreuses personnes se sont signalées auprès des associations de victimes. Mal informées sur leurs droits ou encore affectées par ce que l’on appelle le Trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui n’apparait parfois que bien plus tard par rapport aux faits, elles n’avaient jamais fait ces démarches et elles sont désormais hors délais pour entamer des démarches. L’Etat belge en est responsable, ce dernier n’ayant ni identifié ni informé ces personnes de leurs droits. « C’est la raison pour laquelle l’association Life4Brussels insiste sur la nécessité d’une disposition transitoire pour permettre aux victimes des attentats du 22 mars, qui se font encore connaître aujourd’hui, de pouvoir être reconnues et indemnisées », souligne l’association.

Le coût lié au procès des attentats de Bruxelles s’élève à 46 millions d’euros au lieu des 35,5 millions d’euros initialement prévus, une somme colossale investie dans un bâtiment (le Justitia). Mais, la douleur des victimes semble être évaluée au rabais. Oubliées de l’Etat, bien souvent déconsidérées par les compagnies d’assurance et maltraitées par certains experts depuis 2016, les victimes espèrent que les députés ne les abandonneront pas. L'Etat doit réparer.

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