L’Etat de droit mis au défi

Pour l’avocat, le génocide perpétré par le Hamas marque un changement radical de situation. « Nous sommes en train de recevoir l’addition de tout ce que nous n’avons pas voulu voir depuis 50 ans (…) L’islamisme s’est imposé en Europe comme une force de déstabilisation et aujourd’hui de combat ».

En parlant des manifestations pro-palestinienne appelant à la haine : « Je pense que l’extrême violence des propos qui se dégagent de ces foules à l’encontre des Juifs et d’Israël est le fruit d’une chose : la façon dont l’Europe a complètement abandonné sa politique migratoire ». Pour ne pas céder au terrorisme, un pays a le droit de maîtriser sa politique migratoire. « Quand vous êtes invité quelque part, vous vous tenez correctement et vous respectez les règles de vie de cet endroit », précisait Thibault de Montbrial au micro de France Inter, fin octobre dernier. « Et quand, sur base de notes de service des services de renseignement, vous avez objectivé que des individus sont potentiellement dangereux pour la population dont vous avez la charge de la protection en qualité de gouvernant, vous les expulsez ! Cela me paraît du bon sens ».

Osons l’autorité

En 2020 déjà, Thibault de Montbrial affirmait, dans « Osons l’autorité », aux éditions L’Observatoire, qu’ « il est urgent de renouer avec les vertus de l’autorité. Notre société est aujourd’hui minée par des fractures profondes qui compromettent sa cohésion. Affaiblissement de notre doctrine de maintien de l’ordre ; perte du contrôle de nos frontières ; renoncement à combattre l’islamisme autrement que par les mots ; refus d’appliquer nos propres lois par crainte du qu’en dira-t-on médiatique ; gouvernance par l’émotion et non-respect de l’Etat de droit ».

Nous sommes au bord de l’explosion. Réhabiliter l’autorité, c’est cesser de faire reculer la sécurité intérieure en Europe. Une extrême sévérité politique, policière et judiciaire doit prendre la forme d'une « immigration archi contrôlée » et d'un « élargissement de la déchéance de nationalité ». Aujourd’hui, « on subit tout ». Après « cinquante ans de politiques inconséquentes, (…) nous sommes en droit de nous défendre. Il faut un sursaut. C’est notre dernière chance ! »